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Rocking Afro Funk

Vaudou Game + Kamélectric

ven. 07 janv. 2022 - 20:30

VAUDOU GAME [Fr]

NOUSSIN. Sur ce quatrième album, avec un line-up entièrement revisité, Peter Solo se sépare pour la première fois de sa garde cuivrée, laissant saxophone, trompette et trombone hors des murs pour convier un arsenal de claviers à définir avec lui ce nouveau son vaudou. Un son, comme à l’habitude, construit sur du matériel vintage et strictement analogique, la crasse jusque sur les blancs de la bande, le mat répandu sur tout ce qui aurait vocation à vouloir trop briller dans le mix.

Guitares effilées qui scarifient les rythmiques de cocottes ou qui se retirent de quelques pas pour les larder de soli infectieux, le funk millésimé 70’s se déplace de quelques crans dans la timeline pour laisser les touches noires et blanches plaquer leurs accords bondissants comme leurs partitions les plus acides.

Tombant le masque énigmatique pour dévoiler son vrai visage, Peter Solo s’aventure sur quelques titres hors de sa gamme vaudou sacrée pour aller se reconnecter à ses années londoniennes, pour envoyer quelques clins d’oeil à cette période de sa vie où se sont écrits en lui des lignes de culture musicale britannique.

+ Kamélectric

Né dans les ateliers de Julien « Gus » Guyard , le Kamélectric est un instrument personnalisé, issu d’une transformation d’une harpe d’Afrique de l’Ouest (N’Goni) électrifiée et taillée pour la scène, lui donnant un son unique. Son électrification lui permet d’être utilisé de la même manière qu’une guitare ou une basse, s’accompagnant de loopers, de synthétiseurs et d’interventions vocales.
Puis viennent les rencontres stimulantes de Louis Noble aux saxophones et guitare électrique, puis Kévin Fourment à la batterie.
Kamélectric est formé dans le courant de l’année 2016 et s’envole pour la scène. Tout le répertoire est arrangé autour d’un N’goni avec le souci d’efficacité d’un trio.
Kamélectric propose une démarche complètement à part, les sons sont inédits, une world music atypique, tout cela fusionne, le rendu suscite le voyage et se veut aussi trippant que fougueux.
En scène le son est puissant et nuancé, les N’gonis prennent des hauteurs et bien plus encore sur les solos de saxophones.
Le tout, rythmique et parfois progressif est soutenu par les samples et la batterie qui créent l’équilibre des timbres et des intensités.
L’univers est bien là et cela dès les premières notes.