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Rock

Frustration + FRENCH COWBOY AND THE ONE

ven. 03 avril 2020 - 20:30

Frustration FR

Les présenter une énième fois serait leur manquer de respect. Mais rappeler pourquoi ils sont importants ne peut pas faire de mal. Historiquement liés à la montée de puissance de Born Bad Records, dont ils furent la toute première sortie, les membres de Frustration font figure de grands frères bienveillants de toute la scène indé française. Leur parcours même est symbolique : issus du milieu garage qui tournait en circuit fermé dans les années 90, ils ont délaissé le rock à tatouages/gomina pour tenter autre chose – un truc à la croisée du punk et de la cold wave, de Metal Urbain, Killing Joke, et Joy Division – quand nous redécouvrions tous le patrimoine « synthwave » de la France à travers les compiles BIPPP ou Des Jeunes gens mödernes. Et cinq mecs pas vraiment réputés pour être des dieux de la technique se sont retrouvés investis d’une grâce étrange, entre l’éclosion du génie et l’alignement de planètes : devenus avant-gardistes à la quarantaine commençante, ils ont montré le chemin comme si de rien n’était à toute une génération de groupes qui a pris conscience que oui, c’était possible, ici-même, dans l’Hexagone maudit. Succès critique, grosses ventes, public déchaîné. Le reste est de l’histoire. Pierre Jouan

 

 

French Cowboys and The One FR

Y’a lui. Le FRENCH COWBOY, sa voix trainante, ses mélodies raclées. Ce gratteux et joueur de clavier en dilettante. Qu’importe qu’il expérimente depuis trois décennies ou son statut de leader malgré lui, ce Federico Pellegrini n’a jamais fui… Au contraire : pour mieux brouiller les identités, son cimetière yolo a multiplié les vies. Y’a l’autre, aussi… THE ONE. Grand, chevelu et lunetté, avec l’éternel reflet dans le carreau. Batteur de The Little Rabbits, puis de la Secte humaine (Philippe Katerine) ou de Rock Roll & Remember… Éric Pifeteau, compagnon de toujours, est la condition sine qua non de cette chasse à l’hom(m)e perso. Comme les municipales, French Cowboy and The One revient donc en 2020, sans leçon, ni morale. Juste ce besoin vital : flinguer les compromis, à l’ombre de leur associé Jim Waters (The John Spencer Blues Explosion). Un qui-m’aime-me-suive déterminé et puis c’est tout. Un rock trip épris de liberté…